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MediaTek Dimensity 7500 : des cœurs Arm C1 pour moins de 400 €

MediaTek vient d'annoncer le Dimensity 7500, une puce milieu de gamme qui embarque les tout nouveaux cœurs Arm C1. Même le Pixel 10 de Google n'en dispose pas.

Lucas Martin 1 min de lecture
MediaTek Dimensity 7500 : des cœurs Arm C1 pour moins de 400 €

C'est une annonce qui mérite qu'on s'y attarde. MediaTek vient de dévoiler le Dimensity 7500, une puce destinée aux smartphones milieu de gamme, donc aux appareils vendus sous la barre des 400 euros environ. Jusque-là, rien d'inhabituel. Sauf que ce chip embarque les tout nouveaux cœurs Arm Cortex-C1. Et ça, c'est une vraie surprise.

Les cœurs C1 : ce que même Google n'a pas mis dans son Pixel 10

Pour comprendre pourquoi c'est notable, il faut revenir sur ce que sont ces cœurs Cortex-C1. Arm les a conçus spécifiquement pour les tâches d'intelligence artificielle embarquée, le tout en consommant le moins d'énergie possible. Ce sont des cœurs d'efficacité pensés pour gérer les opérations IA en arrière-plan sans vider la batterie. Sur le papier, c'est exactement ce dont nos smartphones ont besoin en ce moment.

Et voilà où ça devient intéressant : Google a choisi de ne pas les intégrer dans la puce Tensor G5 qui équipe le Pixel 10. Un flagship vendu autour de 900 euros qui se retrouve donc, sur ce point précis, en retrait par rapport à ce que MediaTek propose dans un chip destiné à des téléphones bien moins chers. (Je ne dis pas que le Pixel 10 est une mauvaise machine, mais avouons que c'est un peu gênant pour Google.)

Une architecture taillée pour l'IA du quotidien

Le Dimensity 7500 s'appuie sur une architecture octa-core qui combine plusieurs types de cœurs. On retrouve les fameux Cortex-C1 aux côtés de cœurs Cortex-A725 pour les performances et de Cortex-A520 pour l'efficacité énergétique. La puce est gravée en 4 nm, ce qui reste une finesse de gravure sérieuse pour du milieu de gamme.

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Bon, soyons honnêtes : les cœurs C1 ne vont pas transformer un téléphone à 300 euros en bête de course. Ce n'est pas leur rôle. Ils servent à fluidifier les usages IA, comme la transcription vocale, les suggestions de texte, les retouches photo automatiques ou encore les fonctions d'accessibilité. Des choses que les constructeurs activent en arrière-plan et que l'utilisateur ne voit pas directement, mais qui impactent l'expérience globale.

Est-ce que ça va changer la façon dont on utilise un smartphone à 350 euros ? Probablement pas du jour au lendemain. Mais ça pose les bases pour que les marques qui adopteront ce chip proposent des fonctions IA sans trop sacrifier l'autonomie.

Qui va embarquer le Dimensity 7500 ?

MediaTek fournit une grande partie des constructeurs Android du marché, et pas uniquement les moins connus. Xiaomi, Oppo, Vivo ou encore Samsung ont tous utilisé des puces Dimensity sur certains de leurs modèles. On peut donc raisonnablement s'attendre à voir le Dimensity 7500 débarquer dans des appareils comme les séries Redmi Note, des références Realme ou des modèles Galaxy A haut de gamme.

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Aucune date de lancement précise n'a été communiquée pour les premiers téléphones équipés de cette puce. MediaTek a annoncé le chip, mais les annonces de produits finis prendront encore quelques mois. (Le temps que les constructeurs finalisent leurs versions logicielles et que les chaînes de production se mettent en place, on devrait voir les premiers modèles vers la fin 2025 ou début 2026.)

Milieu de gamme qui monte, haut de gamme qui réfléchit

Ce qui est frappant avec cette annonce, c'est la vitesse à laquelle les technologies pensées pour le haut de gamme migrent vers des segments de prix accessibles. Il y a trois ans, avoir un processeur gravé en 4 nm dans un téléphone sous 400 euros relevait de la fantasy. Aujourd'hui, c'est la norme.

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Avec le Dimensity 7500, MediaTek accélère encore cette tendance. Les marques qui positionneront leurs appareils entre 250 et 400 euros vont pouvoir communiquer sur des fonctions IA concrètes, pas seulement sur des chiffres de benchmark. C'est un terrain que les constructeurs de flagships vont devoir surveiller. Parce qu'à un moment, le client lambda va se demander pourquoi il paie deux fois plus cher pour des fonctions similaires.

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