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Ma montre connectée de 2016 : seules 3 fonctions comptent vraiment

Huit ans avec des smartwatches au poignet m'ont appris une chose : on se complique la vie pour rien. Voici ce qui compte vraiment.

Antoine Moreau 1 min de lecture
Ma montre connectée de 2016 : seules 3 fonctions comptent vraiment

Ma première montre connectée, je l'ai achetée en 2016. Une Samsung Gear S3 à 399 euros qui me semblait être le summum de la technologie. Aujourd'hui, après avoir testé des dizaines de modèles, je réalise qu'on se focalise sur les mauvaises choses.

Les notifications : la seule vraie révolution

Vous savez ce qui a vraiment changé ma vie ? Les notifications au poignet. Pas les appels (qui me font me sentir ridicule en public), pas les réponses vocales (idem). Juste savoir qu'un message arrive sans sortir le téléphone de ma poche.

Cette fonction existe depuis la première Apple Watch en 2015. Elle n'a pas évolué depuis, et c'est parfait comme ça. Quand je conduis, quand je suis en réunion, quand je cours : un petit buzz discret me dit si c'est important ou pas. Simple et efficace.

Et franchement, toutes ces montres à 800 euros avec leurs écrans OLED haute définition font exactement la même chose qu'une Amazfit Bip à 70 euros sur ce point.

Le suivi du sommeil qui marche enfin

Bon, il m'a fallu attendre 2019 pour que ça devienne vraiment utile. Avant, les capteurs étaient approximatifs (pour rester poli). Maintenant, ma Galaxy Watch 6 me donne des données cohérentes sur mes cycles de sommeil.

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Mais attention : je ne parle pas des scores fantaisistes ou des conseils bidons du style "dormez mieux". Non, juste savoir combien de temps j'ai vraiment dormi et identifier mes phases de sommeil profond. Ça m'a aidé à comprendre pourquoi je me réveillais fatigué certains matins.

La différence avec les applications smartphone ? La montre ne se décharge pas la nuit, ne chauffe pas sous l'oreiller, et ne me réveille pas avec ses notifications. Logique quand on y pense.

Les limites à connaître

Reste que même les meilleurs capteurs actuels ne remplacent pas un vrai examen médical. Ma Apple Watch Series 9 peut rater des épisodes d'apnée du sommeil que détecterait un professionnel. On reste dans l'indicatif, pas le médical.

L'autonomie : le facteur oublié

Vous voulez que je vous dise ? Une montre qui tient 2 jours maximum, c'est juste pénible au quotidien. Point. Je ne compte plus les fois où j'ai oublié de la charger et où elle est morte au bout de 6 heures.

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Ma Garmin Instinct tient 15 jours en usage normal. Mes Apple Watch et Galaxy Watch ? 24 heures si j'ai de la chance. Devinez laquelle je porte le plus souvent ?

Et ne me parlez pas de charge rapide : devoir poser sa montre 30 minutes chaque matin, c'est déjà 30 minutes de trop. Surtout que c'est souvent le matin qu'on fait du sport (donc qu'on a besoin du suivi d'activité).

Le paradoxe du premium

Plus une montre coûte cher, moins elle tient longtemps. L'Apple Watch Ultra à 899 euros ? 36 heures grand maximum. Une Casio G-Shock Move à 199 euros ? Plus d'une semaine. Cherchez l'erreur.

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Après huit ans à changer de montre tous les six mois pour mes tests, je reviens toujours aux mêmes constats. Les fonctions gadgets (paiement sans contact, GPS ultra-précis, mesure de l'oxygène sanguin) ne servent qu'occasionnellement.

Ces trois points - notifications fluides, suivi du sommeil correct, autonomie décente - font la différence au quotidien. Le reste, c'est du marketing. Et croyez-moi, j'ai testé suffisamment de montres à 600 euros qui font moins bien que des modèles à 150 euros sur ces aspects basiques pour en être certain.

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